Oubliez tout ce que vous pensiez savoir sur les chiffres : l’HbA1c ne raconte pas une histoire de statistiques, mais celle du corps, de ses équilibres, de ses dérèglements parfois. Ce chiffre, loin d’être un simple résultat de laboratoire, met en lumière la façon dont le glucose s’invite dans le sang, s’accroche à l’hémoglobine et laisse une empreinte durable, révélant la gestion du diabète sur plusieurs semaines.
L’HbA1c désigne la part d’hémoglobine liée au glucose dans le sang, une donnée clé pour évaluer le suivi du diabète sur le long terme. Ce taux reflète l’équilibre glycémique des deux à trois derniers mois. Plus la glycémie grimpe, plus ce mécanisme de glycation opère. La réaction chimique entre glucose et hémoglobine, totalement indépendante des enzymes, dépend uniquement des concentrations en présence. Un phénomène silencieux, mais implacable.
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Pourquoi surveiller l’HbA1c ?
Le pourcentage d’HbA1c parmi l’hémoglobine totale représente un repère fiable pour ajuster le traitement du diabète. Lorsque ce taux s’élève, il signale que la glycémie a dépassé la norme pendant la durée de vie des globules rouges, soit une centaine de jours. À titre de comparaison, la fructosamine renseigne sur la glycémie sur une période plus courte, environ trois semaines, en mesurant l’albumine glyquée.
Un taux d’HbA1c inférieur à 6,5 % est généralement recherché, car il indique un bon contrôle sur la période récente. Si la valeur dépasse ce seuil, il y a fort à parier que la glycémie a dérivé vers le haut. Attention toutefois : des pathologies comme l’anémie ou une hémolyse raccourcissant la vie des globules rouges peuvent fausser la donne et donner des taux artificiellement bas. Une vigilance particulière s’impose aussi en cas de nombre élevé de réticulocytes, qui peut tromper l’interprétation du résultat.
Pour les patients sous traitement médicamenteux, l’HbA1c apporte une vision d’ensemble bien plus pertinente qu’une série de mesures isolées. Les objectifs sont clairs : rester sous la barre des 7 %, idéalement sous 6,5 %. Un taux au-delà de 8 % traduit un déséquilibre à corriger, et franchir la limite des 10 % expose à des risques de complications sévères.
Valeurs de référence de l’HbA1c
Pour situer le curseur : la plage de référence de l’HbA1c s’étend généralement de 3 à 8 %. Ce repère permet de juger de la stabilité glycémique sur la durée.
Quand le test perd de sa fiabilité
Dans certains cas, les valeurs de référence ne s’appliquent plus. C’est le cas lorsqu’il existe des variants génétiques de l’hémoglobine ou lorsque la durée de vie des globules rouges est modifiée. Face à ces situations, il peut être judicieux de s’appuyer sur la mesure de la fructosamine, qui offre un aperçu sur les trois dernières semaines seulement.
Pour aller plus loin
Voici d’autres notions liées à la gestion du diabète et à la biologie de l’hémoglobine, pour celles et ceux qui souhaitent approfondir le sujet :
- sucre dans le sang
- diabète sucré
- algorithme de traitement du diabète sucré
- thérapie contre le diabète
- hémoglobine
- fructosamine
Ce panorama de l’HbA1c doit beaucoup à la rigueur du professeur Hans-Peter Buscher, dont la signature scientifique éclaire chaque explication.
Sur ce chemin où chaque décision compte, la connaissance de son HbA1c devient un véritable cap : ni fardeau, ni talisman, mais un point d’appui solide pour adapter, réagir, avancer. Le chiffre ne ment pas. À chacun de tracer sa propre courbe, entre vigilance et engagement.

